Seyni est nominé à la 1ère édition des victoires de la musique Guinéenne dans la catégorie artiste de la diaspora et cette cérémonie de récompenses va se tenir ce samedi 21 décembre à Conakry.

Mais qui est  Seyni Kouyaté?

– Élément de réponse:

Utilisant les musiques et instruments traditionnels de l’Afrique de l’Ouest (Guinée, Sénégal,…) Seyni Kouyaté y mêle les influences du reggae pour afficher un esprit de révolte, au service de l’Afrique. Seyni n’est pas las de chanter ses convictions pour que l’Afrique se lève.
“Je chante pour la dignité humaine, la liberté, la tolérance, mais aussi contre la ségrégation, le racisme, et le
colonialisme”, explique Seyni, qui se bat pour une Afrique autonome économiquement.

Seyni entretient et fait évoluer le riche patrimoine musical dont il a hérité de ses ancêtres, et son authentique talent musical lui permettent de faire de belles excursions dans un savant mélange *de reggae jamaïcain*, et de *chants traditionnels guinéens*, le tout sublimé par les sons du *Balafon*.

Tout jeune encore , il prend l’initiative d’émigrer vers la Côte d’Ivoire, où il sera d’abord percussionniste pour Mory KANTE.
Il est alors recruté par Souleymane Koly, compatriote et directeur de l’éminente troupe « Kotéba d’Abidjan ». Là, il devient un artiste complet : à la maîtrise du balafon et de la guitare, il peaufine le travail des percussions, du chant, de la danse et de l’interprétation théâtrale. Très vite, Souleymane Koly détecte son fort potentiel créatif, et lui confie la composition musicale de nombre de ses pièces.
C’est dans ce cadre qu’il jouera et composera pour le film de Claude CADIOU « La Vie Platinée », dans lequel il donnera la réplique au « devenu célèbre percussionniste guinéen » Mamady KEITA, et où certains de ses morceaux seront interprétés par un autre artiste de très grande renommée : Salif KEITA.

C’est aussi et enfin sur cette terre ivoirienne qu’il enregistre son 1er album « Mousso Ko » (1987, malheureusement resté «dans les tiroirs de Kotéba»).

 

En 1989 Seyni décide de s’installer en France. Il choisit Angoulême (qu’il a eu l’occasion de connaître lors
des nombreuses tournées mondiales avec la troupe Kotéba d’Abidjan). Il enregistre son 1er album en France : « Allah Nikki» («Ce que Dieu te donne»).
Quelques années plus tard en 1997, il enregistre l’album « Nana » (prénom de sa maman).
Puis il monte le groupe « Rootsaba », qui produira, grâce à Otis M’BAYE, l’album « Limaniya » (« Courage et Humilité »), sur lequel Manu DIBANGO n’hésite pas à poser son saxo (titre « Faniko »).

En 2003, Seyni forme un autre groupe, Seyni & Yeliba, composé de musiciens aux horizons variés, tous réunis autour de l’amour du Reggae.
Une complicité qui donnera naissance à 3 CD : la compilation « N’tara » (Grand-frère) avec Music’action et Mosaïc en 2003, l’album live « Liberté » en 2005 avec Soulbeats Records et Nocturne, et enfin le « chouchou de 2008», l’album « Mon général » avec VMusic, directement inspiré de l’actualité brûlante qui a alors cours en Guinée.

Entre 2003 et 2018 SEYNI aura fait plus de 600 concerts en France, Afrique, Belgique, Allemagne, Suède, Autriche,Pologne, Suisse, Italie, Espagne, etc… Le Rototom Reggae Sunsplash, Summerjam, African Music Festival, Nancy Jazz Pulsation, Reggae Sun Ska festival, Musiques Métisses, Rostock sommet social
Anti G8, Esperanzah, Fest’Horn (Djibouti).
Seyni & Yeliba a partagé la scène avec Toots and the Maytals, Groundation, The Waillers, Tiken Jah Fakoly, I JahMan, U Roy, Pablo Moses, Aswad, LKJ, Alpha Blondy, Don Carlos, Anthony B, Johnny Clegg,
Culture, etc …

Discographie: 
«Allah Nikki» /1993 *

«Nana» Micorason + Atol Music /1999 *

«Limaniya» Micorason + Mélodie /2000 *

«N’Tara» Music’Action + Mosaïc Music /2003 *

«Liberté Live» Soulbeats Records + Nocturne /2005 *

«Mon Général» VMusic /2008 *

«Manguè Wulé Falè » single avec Bill de Sam et Alpha Wess / 2009 *

Arrêt de la carrière de Seyni & Yeliba 2009 à 2012: 3 nouveaux single « Conakry », « My Roots » et « Ebola » ShamanStudio / 2015* (source chargé de communication)